Il y a : « cela ne va pas la tête ? » Il y a sans doute est-il mal vu de tenter sa chance plusieurs fois d’affilée sans doute parce qu’il faut se reposer, sans doute parce
qu’il devrait y avoir des relations autorisées et d’autres interdites, des voies normales et des déviations. Il y a le monde n’est ni un butin ni un ennemi. Il y a : où situer la fleur de
l’âge ? Et si elle durait éternellement ? Il y a telle ou telle pensée fonctionne parfaitement avec telle ou telle musique. Il y a « j’aime beaucoup ce que vous faîtes ». Il
y a fanâ ! fanâ ! fanâ ! mahabbat et shafaqat ¬ annihilation ! annihilation ! annihilation ! amour et sympathie ¬ dans cet ordre, il y a : du balai ! Il
y a des qualifications qui trouvent leur contraire, il y a ainsi l’envie dont la jalousie est le contraire, il y a nous sommes envieux plutôt que jaloux, il y a aussi le Mont Fuji-yama est le
contraire de l’océan Atlantique parce que le premier a récemment gagné en hauteur ce que le second a gagné en étendue ; il y a un stéréotype est l’exact – l’exact – contraire d’une
situation, il y a nous ne voudrions pas vivre que de stéréotypes envahissants. Il y a pensons, pensons, pensons plutôt que de tout foutre en l’air, nous avec. Il y a des pleurs qui s’avèrent et
d’autres qui ne s’avèrent pas ; il y a des souffrances qui adviennent, d’autres qui n’adviendront jamais. Il y a la société est organisée, elle est aussi organisée et nous sommes
instables, au bord du vide. Il y a nous souhaiterions vérifier si nous savons ce que nous disons au risque de nous voir disparaître momentanément. Il y a de toute manière nous renaissons, nous
renaissons systématiquement. Il y a heureusement de sacrés branleurs et de sacrés farceurs, probablement aussi de sacrées branleuses et de sacrées farceuses. Il y a nous, nous rencontrons et…
après ? Eh bien nous nous donnons rendez-vous ! Il y a la fidélité est affaire d’enchaînement des situations. Il y a, oui, il y a des « jamais » et des
« toujours ». Il y a tu me saoules et… une bonne branlée. Il y a chaque nombre est une trace, une autre forme de l’empirisme, il y a se répéter, se répéter et avancer, se
répéter et se répétuer. Il y a nous, nous deux, nous six, nous tous et, de nouveau, rien. Préférons, optons : il y a nous. Il y a nous n’imaginons pas le dixième des questions, des trous
dans le savoir et des trous dans la vie des uns et des autres ce qui explique les trois-quarts de nos humeurs ! Il y a chacun crée sa langue en instance de divorce d’avec un inconscient
collectif en retard d’une… guerre. Il y a que se passe-t-il entre « supra » et « ultra » ?
Antoine Dufeu

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