...

Calendrier

Juin 2007
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Ainsi soit-il

...

  • Flux RSS des articles
Vendredi 8 juin 2007

Le son du chien, à l’étoile dispersée, sur le corps des traces d’encre bleue forment un ensemble de lignes partageant le corps à ses prétendants.

Le gel fait vapeur vide la peur des pores de la peau, coupable, toujours, des peaux qui ont passé. L’eau, sous toutes ses formes, ne nettoie rien. Garder les odeurs d’autres peaux coupables aussi. Découvrir l’enlacement de nouvelles peaux vierges. Les condamner. Mais il le faut sinon les vrais fous reviendraient et donneraient absolution sans partage.

C’est mon sang. Mon sang aimant. Mon seul sang. Á l’étage, plus haut, à l’étage, à l’étage. Á l’étage du sang pensé comme on aimerait dire la pensée sanguine et lente et plus haute. Entre garçons et filles nommés essences diffuses de ce que l’on nomme les filles et les garçons sanguins. Avec sans discontinuer, avec des attributs de plus en plus.

Il y a environ une semaine Mercure dansait. Éternuements, raclements de gorge de tendre garce. Tout autour poum poum poum. Mercure de couleurs lexicales. Faites venir, faites parvenir ses missives aux brûlures, aux incendies, aux arbres du cœur des troncs. Cages thoraciques, l’acidité de la salive. Des astres humains dépeuplent des astres humains. Le cacique, le singe. Son arme franchit la frontière inutile de la peau. Faites remonter les chaleurs, dans les mains, les clameurs du fond du sexe. L’élan, l’élan, l’élan. 


Fabrice Caravaca



Des textes de Fabrice Caravaca
mis en musique par Anthony Jollain
sont disponibles (.mp3) sur le site http://mademoiselle.tollim.free.fr/
 

par maya publié dans : textes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 4 juin 2007

pinceau-matthieu--sery.jpg(c) Matthieu Séry, 2003
Huile, acrylique, papier de soie
230 x 150 mm
 
par maya publié dans : images
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 1 juin 2007

Rattrapé par le blues, le brouhaha des voix, le tintement des verres, venu s’installer pour boire Chez Pablo, près de la fenêtre au renard empaillé, n’ose pas encore (n’est pas assez chaud pour) sous les lueurs cuivrées du bar, lâcher les chiens en tapant du poing sur la table avant de leur crier à tous qu’il connaît, lui, un qui bat les saumons à la nage, un qui fouille en ce moment même le ventre d’une goélette partie pour Terre Neuve mais coulée à l’entrée de Bréhat, un qui tape le carton, plein sud, certains soirs d’été avec Paul Vatine, un qui s’occupe des cloches d’une cathédrale bâtie pour les péris, loin, très loin, là où l’on entend parfois des glas se perdre dans la ouate des brumes, au coeur des bas-fonds marins.











Là, il pose en habits noirs, regard clair et perçant, saisi au centre du plateau légumier. La photo date de décembre 1969. Il a un fusil sur l’épaule, un berger allemand à ses pieds. Dans son dos, il y a le tracteur vert et la remorque. Plus loin, en glissant vers les falaises, on distingue une cour de ferme avec du linge mis à sécher sur un fil. Derrière le muret, nettement visibles à la loupe : un feu de souche, un lapin pendu par les pattes arrières et une vieille, huchée sur un tabouret, en train de lui curer l’œil au couteau.










L’échalas décharné qui sort d’une étable en imitant le bruit d’un moteur, c’est Linlin pris de biais. Il conduit sa brouette sur la route. S’arrête. Bouche bée, se penche sur une roue. Crache dessus. Manquait d’huile, dit-t-il en remettant ses turbines imaginaires en marche et en reprenant les bras de sa caisse pour décamper à toute vitesse. Il multiplie les zigzags d’un talus l’autre avant de disparaître dans un virage. Suit un long silence. Parfois rompu par un brusque coup de frein. Alors une portière claque. Une voix forte s’élève. Quelqu’un engueule Linlin. Qui, heureux d’avoir allongé ses trente-neuf hivers d’oiseau sans tête sur le gravier, joue une fois encore à l’accident et à la mort.










Et Bruno Schulz, l’auteur des boutiques de cannelle, assassiné en pleine rue (deux balles dans la nuque) par un SS en 1942, vous ne l’oubliez pas, j’espère, lance le père aux buveurs de plus en plus bruyants en pointant une main, pouce levé en arrière, dans la direction où il situe l’Allemagne et la Pologne, là où il connut lui aussi, en son temps, l’enfer fatal au peintre, au poète, à ce fils d’un marchand de papier de Drohobycz, mort à cent mètres de son lieu de naissance (le jour même où il venait d’obtenir le tant attendu faux passeport pour s’échapper) et qu’il convoque tous les soirs, sans exception, depuis plus d’un demi-siècle, à son chevet.


Jacques Josse
 
par maya publié dans : textes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

plexus,

emprunté au latin de basse époque plexus «entrelacement», dérivé de plectere «tresser»

ET

s, la dix-neuvième lettre de l'alphabet et la quinzième des consonnes.


 

 

ici nous publions

  • des textes littéraires
  • vos informations (événement, lecture, salon,...)
  • des images

 

 


Catégories

Auteurs

 

Laurent Albarracin

 

Edith Azam

 

Yves Bergeret

 

Jérôme Bertin

 

Jérôme Bonnetto

 

Antoine Brea


Charles-Mézence
Briseul

 

Mathieu Brosseau

 

Arno Calleja


Lucille Calmel


Fabrice Caravaca

 

David Christoffel

 

Philippe Cou

 

Catherine Delamaire


Louis-François Delisse

 

Carla Demierre

 

Sophie Dubois

 

Antoine Dufeu

 

Armand Dupuy


Claude Favre

 

Bruno Fern

 

Dembo Guindo

 

Alain Helissen


Alexandre Ikonnikov

 

Jacques Josse

 

Fabienne Kanor

 

Roger Lahu

 

Vannina Maestri

 

Christophe Manon


Victor Martinez


Pierre Ménard 

 

Lorenzo Menoud


Mathieu Nuss

 

Dominique Quélen

 

François Rannou



Jean-Yves Reuzeau

Loïc Robin

 

Samuel Rochery

 

Matthieu Séry

 

Jacques Sivan

 

Aurélie Soulatges

 

Lucien Suel

 

Nicolas Tardy

 

Michel Valprémy

 

Isabelle Zribi


 

Contact - C.G.U. - Signaler un abus