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Vendredi 29 février 2008

Frantz affirme que la nuit les routes se reposent. Profitent du calme, de la tiédeur et de la lenteur des pierres en ne se laissant effleurer que par les reflets voilés de la lune. Elles ne dorment pas tout à fait. Oublient simplement le tintamarre du jour et les caresses mal assurées des coursiers au souffle court qui leur sont passés dessus sans même les regarder…
La nuit les routes remercient ce léger nappage de brume qui vient rafraîchir les plaques de goudron mou qui, par endroits, leur servent d’unique peau… Souvent Frantz s ‘allonge sur elles. Il les dérange le moins possible… Sait qu’ici et là, il y a sans doute des biches qui vêlent. Ailleurs, des renards qui rôdent. Plus loin, des brebis que l’on égorge… Il roule au pas. S’arrête tous les cent mètres. Agit à la lueur des phares. Couche,  en lettres blanches sur fond noir, le nom de ceux qui demain – ou plus tard – vont devoir en baver dans les parages. Il griffe, il peint, il colore. Quelquefois, il grimpe sur le capot de sa bagnole, s’accroche à la roche ou enroule une corde en haut d’un pont. S’offre alors un extra dans la pénombre de juillet. MERCKX, toujours visible, sur un pan à moitié éboulé du col d’Allos, c’est lui. Et l’hommage à Fabio Casartelli (FABIO : DEUX ANS DEJA),  écrit en bleu turquoise sur la montagne, entre Luz-Saint-Sauveur et Gavarnie, aussi.

Jacques Josse
  
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Vendredi 22 février 2008

> soumise à conditions
à toutes sortes de termes cliquetants avant la pose






> au premier venu, se comprenant mieux par gestes, l’obstacle de la langue allègrement sauté, si je puis dire






> et se dérobe tout en l’ôtant le mystère même entièrement épilé reste en dessous de tout






> une vue imprenable au sens fort du mot puisque toujours là vingt ans après qu’ils se furent penchés en même temps sur la vallée déjà sacrément obturée par la végétation






> de belles perspectives dans la carrière d’un homme jusqu’à ce que son poids, non en or mais en humeurs diverses et carcasse de surcroît, apparaisse clairement à gauche sur l’écran à peine deux minutes avant l’explosion






> le paquebot tricolore reçu peu avant comme prix de lecture à l’un des grouillants orphelins par eux le monde déjà su parfaitement innommable à 7 ans






> à qui veut l’entendre, ayant fini par se retirer dans les syllabes et se rapprochant ainsi,  justement, de l’objectif assigné






> dépassant rarement la demande, d’où les reprises non stop un mot engrenant l’autre la chair sous toutes les commissures les yeux dans l’emportement des roues de l’orgue de Messiaen qui craque sur la cassette d’ancienne technologie






> une résistance prévisible dont seule l’intensité varie selon les phrases (la preuve)






> exceptionnelle = qui ne sera pas plus renouvelée que les autres






> sans os bien qu’à l’image dressée dans l’espace
de contact avec nos hôtesses dont ne se croisent ni
les jambes ni les regards dans un
scintillant mais bref
élan depuis que J. S. ployé sur lui-même (car sans croix ni cartable) rasa les murs de près


Bruno Fern
 

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Jeudi 21 février 2008
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Lundi 18 février 2008

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(c) Matthieu Sery, 2007
Acrylique, gouache, papier de soie. 262x155cm.
 
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Vendredi 15 février 2008

[0.1-11]
[0.1-10]     et maintenant, et maintenant, et maintenant très bas de mercure urticant l’occlusion lie, lie, lie la patate, lie l’ortie, fragmente le fuyard assoupi, sa queue dans la gueule leu leu, la gueule d’enclume, tête, poutre au pire instant de l’écorce, s’infecte le profond, le carnage de ramper sous les garrots, les vibres d’intérieur et furtif, se moche à coups de pioche la tronche, sentinelle, se glue la p’tite moma par les synapses, s’épine le frousse à son pipi dessus, à son larve d’instinct la b b, la balle


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

s’étron par  [0.1-12]     tous les trous de l’acharne, les abîmes en joues, se viscère au fond du crapule, rampe sentinelle, rampe et presque péroné rompt les articules, les enfouisses d’horreur, les torsions de la crosse, les moulues, les vacilles à la crotte fragile, à la crotte-crotte ; rampe le museau, rampe le cortex à bout de branques et se fouille les silex tous azimuts, se blême le déchire ; sentinelle au pelage d’œdème parmi les kérosènes,


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[0.1             [0.1-13]     sentinelle l’apnée hop hop, l’apnée profonde du culbute, du renonce à l’anus, à l’anneau ronge, à l’anneau d’éclate les épidermes, l’hécatombe, le tumulte, la trombe, la bombe-bombe, la bombarde dedans, le bovin clavicule dessus, l’empalé carotides et cartouches puis fournaise au moindre étrille dans les couilles, fournaise les pattes bien en gousses, les semonces en ligne de mire ; se sirène le mordre dans la salle des contusions, au bout du long trauma


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[0.1-14]      [0.1-14]     pille, pille, pille au bord de l’incendiaire, pille le sternum clopin-clopant, la crête fracassée des ligaments, pille le pillage-pillage ,sentinelle, le cartilage d’assassine son clandestin thyroïde, son viol d’alarme dans les terriers, se défonce les murènes, les spectres de détrousse au milieu des succombes, d’enfourche enfin le sang, la barbaque en seringue des représailles, les cauchemars à jamais, les suicides en dégoût tôt ou tard


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[0.1-15]      [0.1-15]     Saint Schizo d’incise, de rafistole les peurs aux triques, se greffe les écorches aux combats de basse tige, les caduques, les hémophiles d’assaut qui se brutalent les steppes vers Génital, se camisolent les effrois de trépas, sèvent, sèvent par tous les reins, par toutes les cicatrices capitulent les derniers décapites de gaze, tranchent le cordon du rétine à l’arrêt, la meurtrie au plus profond de l’apaise


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[0.1-16]      [0.1-16]     à peu près feu s’embuscadent l’éjacule sitôt gibet des glandes, se trêvent les carlingues d’élague, les sèmes, les opères tandis que ripostent les crépites, que s’offensivent d’autres tripes ; coupent, coupent, coupent croûtes et pondus, le fétide aux sécrétions, le pétrifié baroud dans la forêt Chaos et gorgent à plein fusil et poissent le ravage hôpital qu’un bandage agonie ; montent au front les opérations de violent, montent les éclabousses d’artilleries à travers troncs


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[0.1-17]      [0.1-17]     au lendemain de marche se cament les rectales à voix basse, les spasmes d’éprouves et charpies, les ossuaires tuméfiés de la dégueule, l’écarquille soudain muqueuse ; se, se, se salivent la machette le long du masturbe, se grelottent des grenades le veilleur d’outre verges qui sanglote du côlon, vengent les plusieurs perdre par la plaie, les substances vautours à zéro, les fatales en haine aphteuse et aphteuse


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[0.1-18]      [0.1-18]     ennemis et puis traire à un spectral le jus des spasmes, l’injecte d’un volontaire exécute ; ennemis, sentinelle à rebours, se mugissent les piétines en fœtus et déroutes, se geignent les gencives à bout d’affoles et de démembres, respirent à grands crachats sous le relent des miradors et vautrent et fielent un pâme, un visage à colique, se raclent les humectes pourtant barbelés, pourtant débectent un souillé projectile de mort en rut,


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[0.1-19]      [0.1-19]     de mort-mort les abrutisses otages qu’ahanent toujours les terreurs à putains, à putes putasses putassières, lesquelles, n’importe rectum, mâchent et remâchent et s’engorgent les fesses de mouches, de poux, de pucerons, le ventre de suint cloaque et y broient le vérolé culbute et y braguettent les phalanges d’enfoncer un suppure, un dernier meugle d’angoisse, un contre les suspects de rasoir, de parmi les racailles se babinent les crocs


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[0.1-20]      [0.1-20]      puis s’effondrent ennemis en clavicules, hument les captures à l’affût des treillis ; saignent dans l’arqué du croupis, les renifles à bout portant, les empestes en démences et linceuls, à bout d’orbite et d’extermine, un ruisselle de panique aux enclaves ; mais soldats se torsent de jappe et d’évacue, se gangrènent un petit frêle à travers foutre, les morves en pleine charogne, les torves, et peut-être caillots d’haletants, eux, lacérés



Christophe Manon
 
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plexus,

emprunté au latin de basse époque plexus «entrelacement», dérivé de plectere «tresser»

ET

s, la dix-neuvième lettre de l'alphabet et la quinzième des consonnes.


 

 

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