La nuit les routes remercient ce léger nappage de brume qui vient rafraîchir les plaques de goudron mou qui, par endroits, leur servent d’unique peau… Souvent Frantz s ‘allonge sur elles. Il les dérange le moins possible… Sait qu’ici et là, il y a sans doute des biches qui vêlent. Ailleurs, des renards qui rôdent. Plus loin, des brebis que l’on égorge… Il roule au pas. S’arrête tous les cent mètres. Agit à la lueur des phares. Couche, en lettres blanches sur fond noir, le nom de ceux qui demain – ou plus tard – vont devoir en baver dans les parages. Il griffe, il peint, il colore. Quelquefois, il grimpe sur le capot de sa bagnole, s’accroche à la roche ou enroule une corde en haut d’un pont. S’offre alors un extra dans la pénombre de juillet. MERCKX, toujours visible, sur un pan à moitié éboulé du col d’Allos, c’est lui. Et l’hommage à Fabio Casartelli (FABIO : DEUX ANS DEJA), écrit en bleu turquoise sur la montagne, entre Luz-Saint-Sauveur et Gavarnie, aussi.

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