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Lundi 28 mai 2007

Bar-01.jpg

(c) Vladimir Gil, 2005
par maya publié dans : images
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Vendredi 25 mai 2007

 

Un truc simple, intelligible et drôle. Un fond sonore mais pas exactement. Car je n’ai mal que quand je respire, tu vois. Je lis chaque matin un magazine énergisant et je suis boosté pour la journée. On ne dirait pas, mais ça me permet de tenir par imprégnation du cœur où tout est enseveli sous des couches. Ce qu’il faudrait c’est un bon conseil et le fac-similé d’une page où seraient inscrits ces mots : il a failli. Un bon lecteur habillé façon chippendale, en esthète. Un truc bien bluffant qui agrémente et enrichit ton vocabulaire et ta syntaxe. Une guêpe qui pourrait piquer deux fois, trois fois, avec points-poésie à collectionner. A commencer par le podium des mots en f, un classique, un superbe triumvirat : facture, fadeur, fair-play. Archivage autorisé, huit points ; boulette de mots, cinq ; bandage, trois. Réception des verbes du premier groupe. Comme si tu comparais ton mollet et ton avant-bras, au bénéfice du second. Vous arrivez en tiers, vous arbitrez. C’est le cœur et le rein, le nord contre le sud. Exige un style ample et ferme, un maniement adroit du système des fins multiples de Proust. La dernière fois vous avez mis le chauffage derrière la végétation. C’est un début. Ici vous avez droit à la poésie et à ses pompes. Faites couler le fleuve teinté de sang, faites-le noircir à la flamme. Obtenez de l’effroi et de la terreur. Mettez ça en sourdine et faites chanter par des voix descendues tout exprès du ciel. Que des pointures ! Belle équation qui satisfait à la fois l’œil et l’esprit. Le vin de palme, plus doux, dans les huit six. Lambrusco sept cinq. Genre de cidre. Quatre ? Eh ! traître, tu m’étrangles ! Pourquoi ce tas de cravates, de chemises et de capuches ? Respectivement peaux, drapeaux et oripeaux de l’histoire. En forme de cône ou de trapèze. Le décès s’est déroulé en globish au lieu d’une pure et tendre langue maternelle. Œuvre d’un feu qu’on a attisé, presque à mi-chemin d’attirail et d’attrait. Mariage de l’architecture et de la géométrie dans le plan d’occupation des sols, mais rien de quantifiable. Entre les deux, l’épaisseur d’une feuille de papier pelure. Alors la livraison à domicile, n’y songe même pas ! Tu confectionnes un gâteau de cire et tu le décores en fonction. Un petit commerce de douceurs, fruits confits, pâtisseries au poids. Tu trouves aussi ? Enorme ! Une tuerie ! Un rideau d’arbres d’ornement, de grands ormes, des paulownias, pour l’ombre, pour la beauté du feuillage, pour les fleurs mauves. Au cadastre ils ont dit neuf cent vingt. Ils ont dit craignez les poux mais pas la gale. Ça empiète. La couleur bave et c’est tout salopé. La volupté d’une technologie asservie à la conscience que nos penchants ont d’eux-mêmes exerce une série de petites poussées de bas en haut. J’aime beaucoup, ça me chatouille, je la sens bien c’est tellement sensible à cet endroit tu penses. Mais qu’est-ce que vous lisez ? C’est interdit dans ces murs où tout est disposé en quinconce. Alors seulement et pour la seconde fois monte un chant propre et parfait. Cet homme n’a pas plus de poitrine qu’un bœuf ! Très populaire chez les sportifs. Il manque le segment de peau qui relierait tout ça. Imagine un espace mental complet, grandeur nature, des voies, des plantations, père et mère en grand deuil, bref, quelque chose d’assez commun. J’ai griffonné un croquis. Très succinct, un assortiment de bras et de jambes à proximité des corps. On est ému au-delà du raisonnable. On laisse dépasser le bout, comme un jambon. D’ailleurs ça s’emballe quasiment tout seul, enveloppé de l’intérieur par une rotation, un mouvement inversé, voyez le geste, le poignet qui pivote en finesse, la membrane, la partie charnue, et crac : c’est un coup à prendre. Il faut juste penser à bien laver l’eau ensuite. Bon, je recommence. Pour cette opération où des parties entières sont retranchées et finissent en charpie dans des gueules de chiens, il faut employer un minimum de mots. Le mieux c’est encore un nom en -èze ou -aze écrit tout en majuscules. Il pousse des ailes au bœuf mais le frère, le vrai frère ne ment pas. Tout est dans des nuances de noir sous différents aspects, depuis le gazeux jusqu’au liquide. Mais noir, noir, noir. Noir à flanquer le bourdon. Le cœur et les nerfs, premiers touchés, puis trois des cinq sens : l’odorat, le goût, l’ouïe. L’appareil de diction, pièce de bois de quatre sur douze légèrement incurvée dans l’organe. La poésie perd toute mesure : là où l’œil voit des poulpes, la main palpe des veaux. Elle fait une opération qui se révèle aussi exacte que blanche. Elle reçoit les fournisseurs de prose avec une pince ou un élastique au bas du pantalon. Elle objecte : c’est très bien, mais plus slave dans le ton s’il vous plaît, moins compact. Le bon chasseur abrège mes souffrances et engrange un point-poésie bien mérité. Fabrique d’objets en carton, tous usages, oiseau qui niche et qui vole, chien qui lâche sa proie, étau à main qui se desserre, animaux familiers (sponsorisés à hauteur de vingt-cinq pour cent), petites compositions à divers degrés de dénuement et d’abandon (dix pour cent). Fouinez là-dessous, dans les trucs en vrac. Les ampoules marquées HB1, HB2, etc. Ça, et lui enlever les peaux mortes. L’usage nécessaire et non voluptueux du bain. Les draps sont fournis à la semaine ou à la journée. C’est du drap robuste dont l’exemple est pris chez les meilleurs auteurs, et qui procure du plaisir. C’est bizarre, mi-osseux mi-cartilagineux. Plusieurs pièces ont été découpées dedans. Ce vieux genre littéraire aux formes fluides, guirlande ou blason, est entièrement fait de cette étoffe. Garanti sur facture. Il suffit d’élargir la taille et je vous propose de vivre une expérience polysensorielle en cliquant ici. Un pugilat où tu laisses tes bras tranquilles et tu finis superbe étranger à la démarche légère à la molle mélancolie à l’articulation de la hanche farcie d’un lyrisme sombre immergé au sein du père comme d’un nouvel ami signant des lettres pour toi cette feignasse. Il n’a pas à te pincer la joue. Son intériorité est agencée par des cloisons amovibles et des aplats de couleurs sans intérêt. Sévères literies de dortoirs et de chambrées, à l’identique, avec exemples d’assouplissements et quantité de germes répandus dans des systèmes complexes où le corps est mis à végéter pendant des mois et la maladie suit le cours qu’on lui assigne. En cas d’écart ou de fraude, pan sur le bec. Et c’est reparti pour le commerce du porc, les entrailles fumantes, les corps emballés dans des sacs noirs, conditionnés en plaquettes de douze ou vendus à l’unité en comprimés solubles, etc. Exactement comme un souffle de mort, un fleuve qui s’effondre et noie ses occupants dans son sein. D’une langue moins archaïque, d’abord orthographiée klangue, le l à côté du k sur le clavier. Celle-ci indéniablement plus chère, par parenthèse, mais première main. Poésie dans les starting-blocks, une guêpe, un frelon tiré d’un dictionnaire bilingue, une exploration des pistes. Retour du fleuve à sa position première, sinuant aux mêmes endroits, retrouvant courbes et profondeurs inchangées, avec déclamation de naïade en sandales et maillot de bain. Elle est pré-remplie et emmaillotée dans des linges à cuisson lente, en briques sablées. Le seul moyen d’avoir pour toujours l’âge et la dentition d’aujourd’hui. L’émotion t’égare, cher client, mets-toi à l’aise et je repasse au vous si tu veux. Ce papier absorbant par lots de trois plus un gratuit, ce sachet d’environ vingt rustines autocollantes. C’est vanité que d’élever la voix en ces lieux que la brochure dit chargés d’histoire comme dans broyeuse et dans nettoyer. Les cartilages ont sauté, ça fait carton-pâte ces bras repliés dans le mauvais sens. En automne on fait dégorger des porcs d’un quintal, deux cents vingt livres, par des employés de première force en cagoule sanitaire. Sang noir et pâteux dans sa membrane, ruban noir isolé du monde et grâce au petit couteau, à la torsion du poignet, le calcul à l’économie du boudin noir comme de l’encre dans un environnement sonore de qualité.


Dominique Quélen

par maya publié dans : textes
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Lundi 21 mai 2007


(c) Christos Makridakis, 2005
Collage, 28 x 38 cm
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Vendredi 18 mai 2007
 
Le temps est une vitesse continue, stable, en expansion régulière et cependant  sujette à variation. Le temps est une expansion, une expansion, une expansion sujette, vitesse continue. Vitesse continue autour dedans partout me vitesse. La vitesse me fait régulière, je régule mon temps à coup de variations. Les variations me continuent, dedans le temps sa poursuite stable, mais autour variations régulières et cela fait mon expansion. Je m’expanse très bien et d’une façon continue dans quelques cavités souterraines, lorsque je suis sujette. L’assujettissement me comprime. M’assujettir me plaque en moi et me fait voir mon expansion. Il n’y a pas de temps dans les expressions mécaniques. La mécanique ne bouleverse pas. Le temps effraie car : Variations. Le temps effraie lorsqu’il se décontinue la vitesse et que propose autre expansion. Le temps reste une direction fébrile. Le temps de je, me diffère moi. Je est temporellement inadmissible, je est un grand fracas dans un temps continue. Je passe les frontières et cherche variations. Le temps est une maladie orpheline, le temps, ça pend sur la chair. La chair d’un moi, ça s’effrite et ça se rabougrit tout seul dans une expansion triste qui ne veut plus rien dire. Le temps de je n’existe pas, je n’existe que par variations. Une vitesse continue, une expansion régulière, et cependant le temps n’a pas d’issue, le temps se mord la langue, le temps est une arme cosmique. Ne plus peur variations, c’est je/ Devenir moi/  Animal/ Création. A création, seule la création, le temps, la création seule la création propose une maîtrise temporelle dans la mise à disposition du choix des variations. Le temps s’abolit. Quand moi rencontre je dans le parti pris frénétique de s’installer dans variations. Le temps est une vitesse qui n’existe que socialement. Le temps est un outil social-politique. Le temps est un outil facile : L’outil d’une mort certaine. La mort n’est pas une donnée stable, une vitesse continue, mais le rapport au temps nous échappe quand je-moi-je vivre vraiment. Je vis vraiment quand je égale temps. Vitesse continue, vitesse continue et partout bégaiements, le poids du temps sur le langage ça fait comme de bégaiements mais qu’on les entend même plus. Le poids du temps nous tord la langue et nous la martèle sociale. Le temps : Première négation du langage Le temps nous sature la tête au point de perte d’identité. Mais rien n’effraie quand je-moi-je égale temps, quand moi Animal/ Création. Alors je m’arrive vraiment dans le choix de mes variations éclectiques, et création me fait, et création me fait, me fait seule évasion possible pour échapper au temps.
 

Edith Azam
 
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Lundi 14 mai 2007

jambe-dans-une-piscine.jpg

(c) Vladimir Gil

 

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plexus,

emprunté au latin de basse époque plexus «entrelacement», dérivé de plectere «tresser»

ET

s, la dix-neuvième lettre de l'alphabet et la quinzième des consonnes.


 

 

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