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Dimanche 29 juin 2008




tarmac-(tempéré)-terre-(démarquée)    sommés les détours dessinent une forme de larme



une    île



par endroit réalité qui n’existe que courageusement (par l’os du coeur)    blanchi de cyclones    ce peut être un même hublot qui au choix emmène ou ramène



collines siestement    du rouge en vie    tibias d’eucalyptus brousse le recul à l’honneur quand tout à fait tout     a été cueilli à chaud comme :    l’épicentre du mendier



reluisance précipitée rouge-brique de la superstition    des vieux d’hier fidèlement présents par le mur concentré qui n’oublie pas son lot de prières   



chaleur-des-chœurs-végétaux s’empoisonner de ses forêts présentes qui ne parviennent plus qu’un peu plus    : abrégée selon les critères de la dèche



cicatrices en collines en cicatrices terriblement identiques aux maisonnées qui prennent corps dans les glissements d’ocres



lumière comme si neuve qui    nous amadoue lumière fait fonctionner fait douter largement ce qui se    rapporte à la vie : est dure abréviation



os & d’ancêtres os articulant les voix de congénères les voix librement incontrôlables paludismes sans peine piquetant les épidermes-café-cacao



flore-faune-flore sérielle    aiguille de l’heure indécise indique le drame voisin la somme la mort toujours côté soleil



dignes ressauts rocheux    lumière qui suit chaque bénédiction qui soleil vivifie dignité



l’excursion comme rituel est repose-pied comme plaies de forêt par endroit du mauvais sort tient debout



un estomac vidé depuis déjà    dans la couleur bois des récupérations habiles



l’estomac du jour qui cache si mal celui de la veille : comme par relégation : chacun doux de nature & son jumeau durci par la nécessité



du bord de route    depuis ce bord rêver-du-rêve-d’autres



tsikitsiky (sourire) (incitation au sourire) seule prétention cérémonieuse    vivre d’une poignée de brèdes qui macèrent sans    broncher    l’estomac en file (indienne) virgule à vide





Mathieu Nuss

 
par maya publié dans : textes
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Lundi 23 juin 2008



Laurent Albarracin
Le Verre de l'eau et autres poèmes




le livre

Ce recueil rassemble un certain nombre de poèmes déjà parus en revue ou en plaquettes depuis une dizaine d’années. Quoique  divers, tous les textes ressortissent d’une certaine poésie de l’objet, où l’auteur utilise beaucoup l’image poétique, non à des fins de lyrisme ou d’expressivité mais en vue d’une exploration de la définition des choses. Les poèmes cherchent la formule qui tournant en boucle fera mouche. Finalement l’image sert un propos d’ordre métaphysique ou ontologique, où le monde, formulé sur le mode de l’évidence et de la tautologie, deviendrait comme capable de s’exprimer lui-même pour ne dire que lui-même, dans une sorte d’idiotie du réel.



l'auteur
Laurent Albarracin est né en 1970 à Angers. Il vit en Corrèze. Il a publié des plaquettes et livres de poésie, parmi lesquels Les jardins nucléaires, éditions L'Air de l'eau, 1998 ;  Le feu brûle, Atelier de l'Agneau, 2004 ;  De l'image (essai), L'Attente, 2007; Le Jardin ouvrier, en collaboration, Flammarion, 2008. Il tient une chronique de poésie sur le site internet de Pierre Campion.




ISBN: 978-2-914033-24-4
EAN: 9782914033244
12 x 18,5 cm. / 112 p. / 13 €


le corridor bleu éditions
185, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens
www.lecorridorbleu.fr




extraits :




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Vendredi 20 juin 2008


A l'autre bout de moi, dans le choc, un nom se désosse et m'étire.

Image en négatif : Je me vois apparaître quand je creuse les vides que je croyais remplis.

Le choc ! Le choc ! Le choc ! ll n'y a plus d'espace. Poussant un cri d'oiseau la saturation de la chair m'empêche. Je me cabre et gémis, c'est une chute blanche, en apic.

Engloutie dans le sol je réalise enfin que je viens de la boue.

Je me regarde, pétrifiée, fuyant mes yeux  qui me regardent : La rotation de l'univers me divise.

Choc ! Choc ! Choc !

Ma tête s'ouvre, je suis nue : Et changer de regard, pour que tu existes.

A l'autre bout de moi, la chair a ses mouvements tectoniques : L'équilibre n'a jamais relevé personne -


Edith Azam


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Lundi 16 juin 2008



(c) Matthieu Séry
sans titre. 2008. Graphite, acrylique, panneau. 75x60cm.

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Vendredi 13 juin 2008

19.
la lutte carnassière
visages défaits, haine haletante
ruses de l'espèce, si belle dans un parfum léger
les femmes cherchent un bon reproducteur
savourer la ruine, après, après! c'est après qu'il faut courir
larges dans nos poitrines qui cognent
la nature rude, froide qui fait fumer nos poumons
ligotés à une chaise, que leur faire? clairement hostiles
l'attente, le regard, l'œil plus simplement, voilà le début de toute morale
oui, vaste, lancer, circulaire geste d'un, une faux, une hache, une pioche
s'abattre dans la motte rouge qui ne hurle plus
que faîtes-vous?
vos paroles ne sont plus entendues
il n'est plus possible de les entendre, tout est dernier
après
la réalité fait défaut
seul le réel vibre, le sang et son goût, le faire jaillir
sans que personne ne s'y abreuve
ne se fonde dans le grenat
je m'avance au-delà de la bordure extérieure
sur une route de chair
et sous mes pas tout s'évanouit

20.
vois dans le sang les vestiges
de tes sentiments
les attentions, oui, et de restes de vie
instants qui vibrent le long de la gravité
celle qu'on donne gratuitement
mais qui pourrait ne pas être
une odeur, le toucher d'une peau satinée
des histoires
humer âcre le cadavre qui n'est ni de la viande pour vers
ni un collier vivant d'états d'âme
rentrez chez vous
partez tous
vos petits ont besoin de vous
la terre boit comme une
les dernières gouttes de sang
les derniers barbares
les derniers incidents

21.
« tout est buée »
cela est acceptable sauf pour moi
et le fait de ne pas l'accepter ne peut que renforcer sa vérité
j'écarte les branches avec fermeté et réalisme
certaines heures sont perdues ou inutiles
mais l'ensemble est important
c'est le mont des oliviers!
ma nuit noire pendu au doute oui moi!
le reflet tremble diaphane etc.
dure moins qu'un instant
jacky ramasse les carottes

Charles-Mézence Briseul
 
par maya publié dans : textes
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plexus,

emprunté au latin de basse époque plexus «entrelacement», dérivé de plectere «tresser»

ET

s, la dix-neuvième lettre de l'alphabet et la quinzième des consonnes.


 

 

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