...

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Ainsi soit-il

...

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Vendredi 11 avril 2008

[0.1-21]    







 



[0.1-22]   
sentinelle béante s'échine le transperce à Rebelle, s'écœure le réprime en potences partout boyaux, partout prématurée d'odeur et de nauséabond, partout relique aux transmutations de limbes s'imprègne le slip, le gicle ratatiné d'un râble enfin frémit ; s'arrache les érogènes tour à tour, balafre ses soleils déchets qu'un punisse ivre éclabousse ; se pustule l'égratigne un peu ténia, un peu blette la bite et encore bile aux couves et encore
 









[0.1-23]   
ailleurs, miliciens se coliquent d'ennui, chassent bougnoules d'encule par les crépus, par les convulsives saccadent des lambeaux SOS, des tessons de chair à l'arrière des copules, mais nus, mais latrinent en silence, la corne tapie dans les mauves, dans les divagues ce matin les pendus de la fente se scient les tempes avant l'exécution, les pendus-pendus, les pendus autour et d'embrasent les tignasses sans bavure ni branle-bas











[0.1-24]   

capitaines strangulent à vide le sinistre d'atroce, piègent les sectionnes à la steppe ardente ; capitaines affrontent un pire canarde à l'aorte, au plexus celle nucléaire ; capitaines borgnent les troupes dans la funèbre, borgnent les ennemis à la ronde et se merdent les muqueuses par avril, chialent de la supplique, d'un broute s'enfoutrent les ergots, les aigres poplités de l'empeste, les trachées transies, section fièvre ;
 









[0.1-25]   
et qu'un v v, et qu'un vertige, qu'un vertige vrille, qu'un rote rance pourtant chicot s'astique le crispe, s'écume les ulcères à la dynamite, la rate, l'arête à peine hernie du pelage ; capitaines boucanent plein les roustons l'hostie, se grattent la radioactive au plus reptile de la menace, s'épluchent l'aphteuse gargouille des ogives, les croûtes assez lèpres en suffocations et tousses, en trombe d'éructe les ganglions
 









[0.1-26]   
presque tâtons s'agrippent les blessés aux croupis, se frottent la plèvre aux fébriles, les aisselles, les ébranles de l'un plutôt déchet, plutôt tibia du cassé, les brisés méninges en rotules ; glapissent aux infirmières par trois fois le contamine, la rigide des sirènes au danger de la grouille, glapissent plein les os le déchiqueté, glapissent et trouillent, trouillent de l'œil, se crachent l'encéphale par les ignobles à peine ouverts

 








[0.1-27]   

blessés s'ébrouent le copule au moindre choucas, se livident un peu glaviots du pus, un peu cloportes s'empoignent les morbides, les meurtries en chardons et sanglots, les hallucines à bout portant ; et tout escadrons du répugne se convulsent de la hantise, d'un brusque ultime recroquevillent leurs abcès au fond du dépouille en attendant la moelle - le veule au bas du froc
 









[0.1-28]   

remués du titube se croupissent la face, se, se, se secouent le vif bientôt revolvers, bientôt rognons s'oppressent le blafard au vomi des mortiers et canons ; larment, larment les commissaires qu'un vieux meugle à genoux, le pire, le putréfié désastre du gamberge ; qu'un vieux à genoux du regard se traque les gémits, se chie de la lamente, se chie son tocsin dans les tranchées, dans les raclures du soir,

 








[0.1-29]   
se chie des globules foudroyé en sacrifices et expiations ; de vase oint, s'excite l'insurge assez matraque aux artères, aux dégénères d'un poing dans les démembres, s'affole tandis qu'au loin grouille la morne des caillots déjà limons, l'agresse aux cervicaux sans tambour ni rafale, sans pilonne les foireux d'un cil, les écartelés du vibre en solitaire, les fulmines aux canons
 









[0.1-30]   
jamais se tâtent officiers les fusilles légèrement scrupules au qui-vive des amputations et blessures, jamais ; jamais bondissent du résiste ni plomb, ni s'opposent de la dégorge, la burine d'obus aux éclats crevés, aux empales après l'éclair, les exorbités d'outre-tanière, les tranchants du vermine se frétillent à hue et à dieu, s'avalent les infâmes d'un trait et prient, prient sous la toison, sous la tige-tige, prient ou au contraire prient, les officiers
 

 Christophe Manon
 
par maya publié dans : textes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

plexus,

emprunté au latin de basse époque plexus «entrelacement», dérivé de plectere «tresser»

ET

s, la dix-neuvième lettre de l'alphabet et la quinzième des consonnes.


 

 

ici nous publions

  • des textes littéraires
  • vos informations (événement, lecture, salon,...)
  • des images

 

 


Catégories

Auteurs

 

Laurent Albarracin

 

Edith Azam

 

Yves Bergeret

 

Jérôme Bertin

 

Jérôme Bonnetto

 

Antoine Brea


Charles-Mézence
Briseul

 

Mathieu Brosseau

 

Fabrice Caravaca

  

David Christoffel

 

Philippe Cou

  

Louis-François Delisse

 

Carla Demierre

 

Sophie Dubois

 

Antoine Dufeu

 

Armand Dupuy

 

Claude Favre

 

Bruno Fern

 

Dembo Guindo

 

Alain Helissen


Alexandre Ikonnikov

 

Jacques Josse

 

Fabienne Kanor

 

Roger Lahu

 

Vannina Maestri

 

Christophe Manon


Victor Martinez


Pierre Ménard 

 

Lorenzo Menoud


Mathieu Nuss

 

Dominique Quélen

 

François Rannou



Jean-Yves Reuzeau

Loïc Robin

 

Samuel Rochery

 

Matthieu Séry

 

Jacques Sivan

 

Aurélie Soulatges

 

Lucien Suel

 

Nicolas Tardy

 

Michel Valprémy

 

Isabelle Zribi


 

Contact - C.G.U. - Signaler un abus