plexus-s http://www.plexus-s.net/ 2006-11-25T13:50:45Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Plexus-s est un journal perpétuel, une forme envolée, s’étirant, qui se nourrit de ce qu’elle sera, ces absences à devenir. http://www.plexus-s.net/article-20993724.html poux et peaux, de 2008-07-05T00:00:06Z 2008-07-04T23:40:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html hiboux, la gelée recouvrant  valises de, éventrées,  vides, et les chiens sur les gravats, crèves qui terrorise qui toujours, et les rats qui sortent des valises le silence, et seuls, avec tous ceux à compter, à compter par absence, bruits ça, trop savoir de, peur savoir de, savoir, engloutis, nuit, qui, à taille réelle, à compter et cailloux poux, emmêlés crânes, compter pour pas savoir, pas dû, compter poux, c'est ainsi nommés, frôlés, frôlants on les hurle d'espère quoi, dont on se dit qu'aller plus loin, parler, la foudre, et de loin tellement, civilisés beaucoup trop de, que le manque,   on se poux, et joujoux de province de clan, famille  parti trop, à, trop de,  à taille réelle trop, et se à se, et radote, par langues numéros, par pieux, dont on se dit rassure, empalés, dont on se dit pis que, d'infidèles trop, et fers la langue a langues, est corps mon corps est le vôtre, napalm, écorchés, et loups en villes dont on se dit que pourtant,en jour c'est la  nuit, jeter par-dessus bord toutes, anecdotes, rongés, les corps, les valises, flanche, dont on se dit, et tous coeurs confondants, malgré, malgré la nuit l'exil à toujours, la nuit hiatus, hiboux, ce serait langue tranchés, par numéros et joujoux langues, et langues poux pieux, empaler, empaler il en restera, dont on se dit mon corps c'est le vôtre, et peaux, de peu mais de beaucoup, bombes, imprimés, menacés, hiboux, et nuits, fichés, cloués, brûlés, tranchés, rongés, épuisés, engloutis,soufflés, brisés,    scarifiés, empalés, rongés,  déchirés, entassés, crânes cadavres, ployés, creusés, cloués,tourmentés, dévorés, violés, cognés,  anéantis, cette peine du   monde, rongés, embrochés, pressés, tordus, mordus, ployés, violés, que le manque, écroulés, humiliés, cognés, humiliés, dont on se dit, écartelés, d'étoiles et de lunes, usinés, entassés, abattus,rongés, sombrés, écroulés, que le manque, humiliés,écorchés, greffés, entaillés, percés, corps à langue, outrages ,amochés, estropiés, foulés, rongés, froissés, outragés, cloués, épluchés, arrachés, rongés, écrasés, brûlés, entaillés, creusés, entassés,crânes et os, et peaux, sombrés, meurtris, cette tristesse, que le monde, poux et peaux, de, pour aller au bout de, nous-mêmes et seuls, nuit, engloutis, frôlés, que le manque, empalés, écorchés,  rongés, tranchés, imprimés, menacés, nos yeux virent, hiboux, et nuits, que le monde, j'en dirai, peu,tant sont morts peu si faire, peu en mourir trop, si peu, en mourir, que ma vie, passe encore, et la vôtre est la mienne, de nos nuits, Claude Favre   http://www.plexus-s.net/article-20844121.html Amorcer les premiers pas : avorter les derniers 2008-06-29T16:10:10Z 2008-06-29T16:04:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html tarmac-(tempéré)-terre-(démarquée)    sommés les détours dessinent une forme de larme une    île par endroit réalité qui n’existe que courageusement (par l’os du coeur)    blanchi de cyclones    ce peut être un même hublot qui au choix emmène ou ramène collines siestement    du rouge en vie    tibias d’eucalyptus brousse le recul à l’honneur quand tout à fait tout     a été cueilli à chaud comme :    l’épicentre du mendier reluisance précipitée rouge-brique de la superstition    des vieux d’hier fidèlement présents par le mur concentré qui n’oublie pas son lot de prières    chaleur-des-chœurs-végétaux s’empoisonner de ses forêts présentes qui ne parviennent plus qu’un peu plus    : abrégée selon les critères de la dèche cicatrices en collines en cicatrices terriblement identiques aux maisonnées qui prennent corps dans les glissements d’ocres lumière comme si neuve qui    nous amadoue lumière fait fonctionner fait douter largement ce qui se    rapporte à la vie : est dure abréviation os &amp; d’ancêtres os articulant les voix de congénères les voix librement incontrôlables paludismes sans peine piquetant les épidermes-café-cacao flore-faune-flore sérielle    aiguille de l’heure indécise indique le drame voisin la somme la mort toujours côté soleil dignes ressauts rocheux    lumière qui suit chaque bénédiction qui soleil vivifie dignité l’excursion comme rituel est repose-pied comme plaies de forêt par endroit du mauvais sort tient debout un estomac vidé depuis déjà    dans la couleur bois des récupérations habiles l’estomac du jour qui cache si mal celui de la veille : comme par relégation : chacun doux de nature &amp; son jumeau durci par la nécessité du bord de route    depuis ce bord rêver-du-rêve-d’autres tsikitsiky (sourire) (incitation au sourire) seule prétention cérémonieuse    vivre d’une poignée de brèdes qui macèrent sans    broncher    l’estomac en file (indienne) virgule à vide Mathieu Nuss   http://www.plexus-s.net/article-20680983.html Le Verre de l'eau, Laurent Albarracin 2008-06-23T13:10:09Z 2008-06-23T12:59:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/49/94/81/v/Sans-titre---1.jpg" /> Laurent Albarracin Le Verre de l'eau et autres poèmes le livre Ce recueil rassemble un certain nombre de poèmes déjà parus en revue ou en plaquettes depuis une dizaine d’années. Quoique  divers, tous les textes ressortissent d’une certaine poésie de l’objet, où l’auteur utilise beaucoup l’image poétique, non à des fins de lyrisme ou d’expressivité mais en vue d’une exploration de la définition des choses. Les poèmes cherchent la formule qui tournant en boucle fera mouche. Finalement l’image sert un propos d’ordre métaphysique ou ontologique, où le monde, formulé sur le mode de l’évidence et de la tautologie, deviendrait comme capable de s’exprimer lui-même pour ne dire que lui-même, dans une sorte d’idiotie du réel. l'auteur Laurent Albarracin est né en 1970 à Angers. Il vit en Corrèze. Il a publié des plaquettes et livres de poésie, parmi lesquels Les jardins nucléaires, éditions L'Air de l'eau, 1998 ;  Le feu brûle, Atelier de l'Agneau, 2004 ;  De l'image (essai), L'Attente, 2007; Le Jardin ouvrier, en collaboration, Flammarion, 2008. Il tient une chronique de poésie sur le site internet de Pierre Campion. ISBN: 978-2-914033-24-4 EAN: 9782914033244 12 x 18,5 cm. / 112 p. / 13 € le corridor bleu éditions 185, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens www.lecorridorbleu.fr extraits : http://www.plexus-s.net/article-20613588.html A l’autre bout de moi 2008-06-20T14:35:22Z 2008-06-20T14:31:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html A l'autre bout de moi, dans le choc, un nom se désosse et m'étire. Image en négatif : Je me vois apparaître quand je creuse les vides que je croyais remplis. Le choc ! Le choc ! Le choc ! ll n'y a plus d'espace. Poussant un cri d'oiseau la saturation de la chair m'empêche. Je me cabre et gémis, c'est une chute blanche, en apic. Engloutie dans le sol je réalise enfin que je viens de la boue. Je me regarde, pétrifiée, fuyant mes yeux  qui me regardent : La rotation de l'univers me divise. Choc ! Choc ! Choc ! Ma tête s'ouvre, je suis nue : Et changer de regard, pour que tu existes. A l'autre bout de moi, la chair a ses mouvements tectoniques : L'équilibre n'a jamais relevé personne - Edith Azam http://www.plexus-s.net/article-20487143.html sans titre 2008-06-16T19:14:50Z 2008-06-16T10:39:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/49/94/81/v/she-copie-1.jpg" /> (c) Matthieu Sérysans titre. 2008. Graphite, acrylique, panneau. 75x60cm. http://www.plexus-s.net/article-20407496.html Epopée [XIX - XXI] 2008-06-13T10:05:33Z 2008-06-13T10:01:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html 19. la lutte carnassière visages défaits, haine haletante ruses de l'espèce, si belle dans un parfum léger les femmes cherchent un bon reproducteur savourer la ruine, après, après! c'est après qu'il faut courir larges dans nos poitrines qui cognent la nature rude, froide qui fait fumer nos poumons ligotés à une chaise, que leur faire? clairement hostiles l'attente, le regard, l'œil plus simplement, voilà le début de toute morale oui, vaste, lancer, circulaire geste d'un, une faux, une hache, une pioche s'abattre dans la motte rouge qui ne hurle plus que faîtes-vous? vos paroles ne sont plus entendues il n'est plus possible de les entendre, tout est dernier après la réalité fait défaut seul le réel vibre, le sang et son goût, le faire jaillir sans que personne ne s'y abreuve ne se fonde dans le grenat je m'avance au-delà de la bordure extérieure sur une route de chair et sous mes pas tout s'évanouit 20. vois dans le sang les vestiges de tes sentiments les attentions, oui, et de restes de vie instants qui vibrent le long de la gravité celle qu'on donne gratuitement mais qui pourrait ne pas être une odeur, le toucher d'une peau satinée des histoires humer âcre le cadavre qui n'est ni de la viande pour vers ni un collier vivant d'états d'âme rentrez chez vous partez tous vos petits ont besoin de vous la terre boit comme une les dernières gouttes de sang les derniers barbares les derniers incidents 21. « tout est buée » cela est acceptable sauf pour moi et le fait de ne pas l'accepter ne peut que renforcer sa vérité j'écarte les branches avec fermeté et réalisme certaines heures sont perdues ou inutiles mais l'ensemble est important c'est le mont des oliviers! ma nuit noire pendu au doute oui moi! le reflet tremble diaphane etc. dure moins qu'un instant jacky ramasse les carottes Charles-Mézence Briseul   http://www.plexus-s.net/article-20218423.html Ligne-gouffre 7 2008-06-06T13:35:06Z 2008-06-06T13:25:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html &quot;un gouffre désigne généralement, au sens propre, une cavité dont l'entrée s'ouvre dans le sol (...), d'où peuvent surgir toutes sortes de choses horribles et dans laquelle tout peut disparaître à jamais.&quot; Encyclopédie wikipédia les corps. les corps. ligne-gouffre. wagons-gouffres. s'enfournent. se terrent. muettement. le sang monte. les têtes. les têtes. fusées. sur les. cous. les pensées. tournent. l'air. quittent. l'anus. les mains. mains. une forêt. de mains. assoupies sur. le métal. d'une barre. Antoine Brea    http://www.plexus-s.net/article-20002200.html Sur les quais (extraits, IV) 2008-05-30T09:20:05Z 2008-05-30T09:13:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html Il y eut deuil et volets fermés, horloge muette, candélabres vacillants, prières chuchotées, mouchoirs humides,  proches  rassemblés sur des chaises basses autour d’un lit désert. Le portrait de l’absent, rieur, en ciré jaune, debout près d’un coquillier,  semblait les narguer, exposé entre soliflore et crucifix  sur la table de chevet. A la fin, le père déclara qu’il aurait préféré voir la terre s’ouvrir. Une demie toupie de béton aurait, selon lui, suffi pour solidifier les parois et le fond de la fosse. On l’aurait posé là, dans nos parages, paisible, vêtu d’une vareuse et d’un jean, entouré, dans un beau mauve de chambre intérieure, de quelques objets fétiches.    Face à l’écluse, Le Valparaiso craque de partout. Titus, le barman, a mis John Lee Hoocker pour calmer le jeu. Il s’active, sert les hommes pris dans de longs monologues entrecoupés de rires, d’éclats, de quintes, de pleurs... Il voit leurs visages à l’envers,  déformés par les bonds imprévus de l’alcool vibrant à cent à l’heure dans leurs veines. Ne s’amuse pas,  capte leurs mimiques, craint  les bisbilles à venir, sait que tout est écrit  dans les reflets mordorés du zinc sur lequel il passe une éponge mouillée, glissant de la moustache blonde de Bob, le croque-mort, aux lunettes noires de l’aveugle sans oublier de moucher un morveux et d’humecter  le foulard (cachant le trou à la gorge) d’un qui devra retourner à l’hosto sitôt la fête terminée. Il s’approche d’un colosse aux dents de métal. Désigne un homme sur une photo de groupe. L’autre répond yes, c’était un soir d’hiver. Il commençait à neiger. Une poudreuse incapable de recouvrir les flaques sales qui stagnaient aux abords du trottoir. Je buvais à l’intérieur. Lui faisait le pied de grue à l’entrée du bar. Il semblait nerveux. Fumait clope sur clope. S’apprêtait à acheter un bateau. Il attendait le vendeur,  le cow-boy de  Plourivo, ce type  qui  circule en mobylette et dont on ne voit que les yeux,  le reste du visage  étant  (suite à un suicide raté) dissimulé par un grand mouchoir à carreaux plié en forme de triangle. (Ce texte a paru aux éditions TraumfabriK) Jacques Josse   http://www.plexus-s.net/article-19898090.html Antoine Dufeu (parution) 2008-05-26T11:25:09Z 2008-05-26T11:07:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/49/94/81/couv.jpg" /> Antoine Dufeu vient de faire paraître Sensemble aux Editions Le clou dans le fer Dessins de Valentina Traïanova et d'Antoine Dufeu (page 67) Antoine Dufeu est né en 1974. Il vit et travaille à Paris. Il co-dirige ikko avec Christophe Manon. Il a publié de nombreux extraits de textes sur le Net et participe régulièrement à des lectures publiques. prix : 14 euros ISBN : 978-2-9526347-8-6 Editions Le clou dans le fer Collection expériences poétiques Pour toute commande, s'adresser aux éditions Le clou dans le fer : ed.lecloudanslefer@free.fr http://www.plexus-s.net/article-19795748.html Le rappel des titres (extraits, II) 2008-05-23T10:15:11Z 2008-05-23T10:10:00Z maya http://www.over-blog.com/profil/blogueur-31436.html Le plein dites-vous n'est qu'une invention du vide pour pré server son anonymat Vous vous mettez à l'oeuvre Vous êtes créatif sur la ligne qui couve une mort annoncée Vous lâchez salve après salve vos picto-projectiles pétards mouillés gags artistiques tac tirage de grosse tête si gnant la surenchère collection d'hiver Karl Scheissfeld - celle de Givenchie détonne par sa hardiesse - N'en jetez plus Tirez la chasse Torchez-vous longuement et méditez par exemple sur la pureté des anges qui dans nos campagnes entonnent en grinçant l'hymne d'essieu mal huilé ou bien encore gagnez du temps écrivez FIN et dis pa rais sez Alain Helissenin Le rappel des titres (éditions Les Deux-Siciles (8, avenue Hoche 77330 Ozoir-la-Ferrière)